Booster et mesurer la notoriété de votre marque B2B sur Google

12 min de lecture

Notoriété spontanée, assistée, part de voix : ces notions d'étude ont un équivalent gratuit et hebdomadaire dans les données de recherche. Mode d'emploi.

Illustration de l'article « Booster et mesurer la notoriété de votre marque B2B sur Google »

En B2B, la notoriété se mesure traditionnellement par des études déclaratives : on interroge un échantillon de décideurs, on leur demande de citer spontanément des acteurs de la catégorie, puis on leur soumet une liste. Ces vagues coûtent cher, s'espacent de douze à vingt-quatre mois et souffrent d'un biais connu : les gens déclarent connaître ce qui leur semble légitime de connaître.

Les données de recherche offrent une alternative comportementale. Chercher un nom est un acte, pas une déclaration. Et cet acte est enregistré, daté, segmentable géographiquement, comparable entre concurrents. Il ne remplace pas une étude sur les attributs d'image, mais il remplace avantageusement la question « nous connaît-on davantage qu'il y a six mois ».

La transposition des trois indicateurs classiques

  • Notoriété spontanée : le volume mensuel de recherches contenant exclusivement votre nom de marque. C'est la population qui pense à vous sans stimulus.
  • Notoriété assistée : la présence de votre marque dans les complétions déclenchées par une requête de catégorie. Si taper le nom du besoin fait apparaître votre nom, vous existez dans l'ensemble de considération.
  • Part de voix : votre volume de recherches de marque rapporté à la somme des volumes de vos trois à cinq concurrents directs. C'est l'indicateur le plus parlant en comité, parce qu'il est relatif et non absolu.

La part de voix mérite une attention particulière. Une croissance de 20 % de votre volume de marque sur un marché qui a crû de 40 % est une perte de terrain, invisible si l'on ne regarde que sa propre courbe. C'est l'erreur la plus fréquente dans les reportings de notoriété.

Évolution comparée du volume de recherches de marque
Évolution comparée du volume de recherches de marque — données du graphique
RepèreVotre marqueMarché (moyenne concurrents)
T1100100
T2112118
T3121132
T4130140

Indices base 100, illustration d'une part de voix en recul malgré une croissance en valeur absolue.

Les sources de données et leurs limites

Trois sources se combinent, chacune avec un défaut. Search Console donne vos impressions réelles sur les requêtes de marque, mais ne dit rien de vos concurrents. Les outils de tendances donnent des indices relatifs sans volumes absolus, avec un plancher qui masque les marques peu recherchées. Les planificateurs de mots-clés donnent des volumes absolus par plages, avec une agrégation grossière et un biais publicitaire.

La méthode robuste consiste à choisir une source par indicateur, à ne jamais mélanger les origines dans un même graphique et à conserver la même source pendant au moins quatre trimestres. La comparabilité dans le temps prime sur la précision absolue.

« Une marque B2B connue se reconnaît à ceci : son nom déclenche des complétions, et ces complétions parlent de ses produits, pas de ses problèmes. »

Ce qui fait réellement monter la courbe

Les leviers qui déplacent un volume de recherche de marque en B2B ne sont pas ceux que le marketing digital priorise habituellement. Par ordre d'effet observé sur des cycles de douze à vingt-quatre mois :

  • La présence dans les environnements où la catégorie se discute : classements sectoriels, comparateurs, contenus tiers, listes d'alternatives. C'est là que se forme le réflexe de recherche.
  • La régularité des prises de parole nominatives : un dirigeant qui intervient six fois par an sous le même angle installe le nom plus efficacement qu'une campagne trimestrielle.
  • La cohérence lexicale, déjà évoquée : une entreprise qui se nomme de trois façons différentes divise son propre volume par trois.
  • La visibilité en autocomplétion sur les expressions de catégorie, qui produit une notoriété assistée mesurable en quelques semaines et alimente ensuite la notoriété spontanée.
  • La publicité de notoriété pure, efficace mais coûteuse, et dont l'effet retombe dès l'arrêt de la diffusion — contrairement aux quatre leviers précédents.

Le lien avec la performance commerciale

La question systématique en comité est celle de la traduction en euros. Elle se traite par corrélation décalée : reportez sur un même graphique la courbe des recherches de marque et celle des demandes entrantes, avec un décalage de un à deux trimestres correspondant à votre cycle de vente. Sur des séries de deux ans, la corrélation est généralement nette, et elle suffit à justifier un budget de notoriété auprès d'une direction financière.

L'effet sur le référencement lui-même est un autre argument : les recherches de marque constituent l'un des signaux les plus robustes de légitimité pour les moteurs, un mécanisme que nous documentons dans notre article sur les signaux de marque.

Prêt à posséder votre mot-clé ?

Demandez une analyse gratuite de votre potentiel sur Google Suggest et recevez un devis personnalisé sous 24h.

Demander un audit gratuit